Giovanna Varani (Porto MN): Leibniz und der Islam: Die Betrachtung des Korans als erster Ansatz zu einer Kulturbegegnung im 17. und 18. Jahrhundert

 

Le rapport entre les civilisations christianisŽes de lĠOccident et les civilisations islamisŽes de lĠOrient a ŽtŽ toujours difficile. Le texte sacrŽ de lĠIslam, le Coran, par exemple, est en Europe accompagnŽ du prŽjugŽ et de lĠignorance de la chrŽtientŽ qui choisit de prŽfŽrence la voie de la rŽfutation envers lui jusquĠau XVIIme sicle. Ë la fin de ce sicle, nŽanmoins, se manifeste un nouvel esprit ouvert aux sollicitations de la philologie appliquŽe ˆ lĠŽtude de lĠarabe et des auteurs arabes. En 1694 para”t en Allemagne lĠŽdition arabe de lĠAlcoran de Hinckelmann. Peu aprs, en 1698 est publiŽe en Italie la traduction latine de Marracci. Nombreuses sont les tentatives de prŽsenter une autre Ždition de lĠoeuvre plus soignŽe et rigoureuse. Le projet polyglotte dĠAcoluthus en Allemagne se distingue par sa valeur intrinsque. La situation est donc particulirement effervescente, mais nĠaboutit pas ˆ des rŽsultats dŽfinitifs: le texte du Coran nĠest encore ni sur le fond ni sur la forme, parfaitement et solidement connu par lĠOccident. Leibniz est homme de son temps et ne laisse aucun grand Žcrit sur lĠIslam ou sur le Coran. Toutefois il montre un vif intŽrt envers les Žtudes le concernant, comme en tŽmoigne sa correspondance. Il se rŽvle tre un observateur attentif et minutieux de lĠŽvolution de ces Žtudes marquŽe par lĠabandon progressif des mŽthodes apologŽtiques au profit dĠune attitude plus proprement scientifique et philologique. Il place son espŽrance surtout en la perspective polyglotte dĠAcoluthus, mais il ne peut pas vraiment aller au-delˆ de son propre monde. La reconstruction de son milieu est indispensable pour dŽcouvrir la particularitŽ de son avis sur le Coran et souligne la fine sensibilitŽ dont il fait preuve pour la problŽmatique islamique.

 

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