Hinrich Hudde: Lyrische Endspiele. Samuel Becketts Mirlitonnades
und deren deutsche Übersetzungen
Samuel Beckett, classique parmi les auteurs
d’avant-garde, est un poète de qualité (cependant fort
sous-estimé). Son cycle tardif, écrit en français, Mirlitonnades (1978), en fournit la preuve. Neuf
des 35 poèmes sont analysés ici: leurs jeux de rimes, de sons et
de mots, leur rythme fort suggestif, les thèmes et les motifs de ces
très courts ‹fins de partie›.
Ces
poèmes sont fort difficiles à traduire (et Beckett lui-même
ne l’a pas tenté, paraît-il). Ma lecture des traductions
allemandes d’Elmar Tophoven (relativement fidèles, en prose) et du
poète Karl Krolow (poétique, rimée) ne
s’arrête pas à une critique partielle: je propose ici une
traduction nouvelle de huit de ces petits chefs-d’œuvre.