Clemens
Klünemann : Die Geburt der
Gewaltenteilung aus dem Chaos im Serail. Vor 250 Jahren starb Montesquieu, der
nicht nur staatsphilosophische Abhandlungen schrieb
C’est au garant
intellectuel du principe de la séparation des pouvoirs que
l’on rend hommage en parlant de Montesquieu à l’occasion du
250e anniversaire de sa mort. Et il
semble que ses idées à propos d’un meilleur gouvernement,
très largement exposées dans son œuvre majeure
intitulée De l’Esprit des Lois et citées à toute occasion qui se
présente, surgissent de la pensée des Lumières du XVIIIe siècle comme l’éclat
d’un génie de la pensée politique. C’est la raison
pour laquelle la théorie politique de Montesquieu, et ce qu’elle a
apporté aux démocraties occidentales, est au centre des
réflexions sur cet auteur. Quelles sont pourtant les origines de cette
pensée ? Qu’est-ce qui a pu amener cet aristocrate
conservateur à développer celle-ci ? Dans les Lettres
persanes rédigées 30
ans auparavant, le jeune Montesquieu avait confronté ses lecteurs
à leur propre regard restreint à la vision d’un orient des
sérails (« Comment peut-on être
Persan ? »/lettre XXX) ; en les invitant ainsi à
inverser cette interrogation et à se demander comment on peut être
Français et Occidental il remet en question l’absolutisme des
convictions aussi bien que du pouvoir.