Ulrike Schneider: Fluchtpunkte des ErzŠhlens

MedialitŠt und Narration in Jean-Philippe Toussaints Roman Fuir

 

Le dernier roman de Jean-Philippe Toussaint, Fuir (2005), est conu comme la seconde partie dĠun diptyque: Il fait suite au roman Faire lĠamour (2002) et en raconte sur le plan de la chronologie interne un Žpisode prŽcŽdent dans cette histoire dĠune fin dĠamour. Les rŽfŽrences intertextuelles et intermŽdiales y ont – telle est la thse de cette contribution – une fonction spŽcifique en vue dĠune thŽorie implicite de la narration littŽraire dans le contexte dĠun changement considŽrable des relations entre les diffŽrents mŽdias. De plus, dans la troisime partie du roman, la situation narrative transgressant toutes les conventions narratologiques courantes peut tre interprŽtŽe de faon analogue: La dissociation manifeste de la voix et de la focalisation dans le rŽcit dĠun narrateur autodiŽgŽtique sans nom poursuit non seulement le thme central de prŽsence et dĠabsence dans la relation des deux amants. Ë travers le discours, elle rŽvle Žgalement ce quĠune narration verbale et fictionnelle est en mesure de rŽaliser. De ce point de vue, le roman Fuir peut tre lu comme un plaidoyer, sous-tendu par la thŽorie, pour la narration littŽraire ˆ lĠre des mŽdias, et ceci en sondant de faon agonale ses potentialitŽs mŽdiatiques. Dans ce sens, on est donc loin dĠune ÇdŽlittŽrarisationÈ, dĠune dŽvalorisation de la littŽrature par elle-mme dont on a parfois parlŽ ˆ propos des romans des jeunes auteurs de Minuit.

 

 

 

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