Bernhard Huss: Kulturproduktion und institutionelle Filter.

Oper und Theater in der FrŸhen Neuzeit

 

Le rapport entre littŽrature et savoir, de plus en plus discutŽ ces derniers temps, comporte parfois le risque de voir se confondre les concepts de âlittŽratureÔ et de âsavoirÔ. En consŽquence, nous essaierons de prŽsenter ici la relation entre littŽrature/art dĠune part et savoir/culture dĠautre part, et de les dŽlimiter les uns par rapport aux autres. Nous analyserons, ˆ titre dĠexemples, deux opŽras des dŽbuts de lĠŽpoque moderne, tous deux reprŽsentŽs dans le contexte de la cour: Euridice de Peri/Rinuccini et Proserpine de Lully/Quinault. Il appara”t que les textes oprent tous deux un mouvement primaire dĠintŽgration de la littŽrature dans le contexte de la culture de cour, mais quĠils prŽsentent Žgalement des tendances ˆ un transfert de la littŽrature hors de ce contexte. Euridice, qui se propose dĠŽtablir lĠopŽra ˆ la cour, tient la tragŽdie parlŽe ˆ distance et a recours comme instrument ˆ lĠintŽgration de lĠŽlŽment pastoral. De la thŽorie musicale en vigueur, il ressort quĠil convient alors de sĠefforcer dĠŽmouvoir le public de faon âdrama­tiqueÔ. Proserpine, en revanche, a recours ˆ une mise en scne surtout âthމtraleÔ des sentiments. Par ce thމtralisme, lĠopŽra prŽsente une analogie avec le thމtre tragique de Racine, dont il voudrait prendre la place ˆ la cour. Or, lĠinstrument employŽ est ici prŽcisŽment lĠexclusion de lĠŽlŽment pastoral.

 

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